L’univers médiatique

Un univers en mouvement

La mutation générale des médias est déjà fortement amorcée. Plusieurs des grands scandales de notre époque n’ont pas été divulgués en premier lieu par des médias traditionnels. Exemple très récent : le mensonge proféré avec aplomb par le ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac, sur son compte bancaire en Suisse, a été mis au jour par le site Mediapart.

Les habitudes des usagers ont aussi changé. Ils et elles recueillent leur information avec le double écran. En effet, beaucoup de gens visionnent des contenus sur leur tablette ou leur téléphone intelligent pendant qu’ils regardent la télévision.

Marc Laureandeau (2013). « Les mutations de l’univers médiatique« , in A babord n° 50.

L’univers médiatique, est cependant toujours principalement orchestré selon des groupes de presse diversifiés. Le site de l’Observatoire du journalisme propose sur ce sujet des infographies. Ces infographie permettent de mettre en relief les liens, les causalités, les facteurs mettant en relation différents acteurs, que ceux-ci soient des individus, des sociétés ou des médias.

Comment s’y retrouver ? « Le paysage médiatique français : un essai de représentation » est proposé par Anne-Sophie Novel (2020) pour le site Les médias, le monde et moi : une carte assumée comme « (très) subjective ».

Réflexions préalables : par-delà des écueils, des pistes d’action

La prise de conscience de l’importance de l’éducation aux médias est aussi ancienne que celle de l’échec du système scolaire à réellement les intégrer dans le cursus éducatif. […]

Le caractère transversal de l’éducation aux médias est démontré par sa présence dans les programmes de nombreuses matières. […]

– la terminologie est variée et peu cohérente (confusions et croisements entre éducation à l’information, à la documentation, à la communication, aux médias…) ;

– la réflexion est globalement dominée, dans l’enseignement général, par la problématique de l’éducation à la citoyenneté et met au second plan une réflexion sur les médias en tant que tels (c’est-à-dire comme véhicules massifs d’information déterminant des formes d’expression et induisant des modes de lecture spécifiques) ;

– lorsque le média fait l’objet d’une étude spécifique, on entre rapidement dans le champ d’apprentissages techniques (technologie, gestion et communication, enseignement audiovisuel et cinéma…) ;

– l’image a, la plupart du temps, un statut d’illustration ou de document de second plan (elle est utilisée, dans une majorité de cas, pour rendre plus vivante ou concrète l’étude d’un thème ou d’un point du programme), rarement d’objet d’étude en elle-même, visant une réflexion sur sa manière de faire sens ;

– l’usage des médias comme pratique formatrice trouve difficilement sa place au sein d’enseignements organisés car les professeurs ont du mal à dégager du temps pour la pratique. […]

le travail en faibles effectifs doit être privilégié. Sinon, l’aspect créatif de l’éducation aux médias (utilisation des outils et création médiatique) est délaissé en raison du manque de temps, de matériel ou de la difficulté d’organisation ; […]

– enfin, il faut définir l’éducation aux médias de manière assez large. En effet, […] les médias peuvent être utilisés de quatre manières différentes : ils sont un support à l’enseignement, un objet d’étude, un outil de construction de la citoyenneté et une source de créativité.

David Assouline (2008), rapport sénatorial Les nouveaux médias : des jeunes libérés ou abandonnés ?

Le processus médiatique, entre déontologie et machinerie

La question médiatique ne se ramène nullement aux problèmes déontologiques du journalisme, ni aux concentrations monopolistiques des entreprises de presse, ni même au poids des logiques de rentabilité dans la production de l’information. Le phénomène est d’une tout autre ampleur. Lorsqu’on parle des « médias » – et Dieu sait si on le fait depuis une vingtaine d’années –, on évoque une réalité massive, protéiforme, et qui assoit chaque année un peu plus son hégémonie. L’appareil médiatique, tous moyens confondus, s’apparente à un « processus sans sujet », pour reprendre une célèbre expression de Marx, sur lequel même les acteurs qui opèrent en son sein – les journalistes, en l’occurrence – ont peu de prise. Presse écrite, télévision, radio et Internet : la machinerie planétaire ainsi constituée obéit à des mécanismes et à des causalités qui sont largement hors contrôle. Le phénomène, à la limite, devient autoréférentiel. Il se boucle sur lui-même. Son mode de fonctionnement s’impose à ceux-là mêmes qui s’imaginent, jour après jour, le piloter.

Cette autonomie procédurale du médiatique rend d’autant plus ambiguë et difficile à contrer l’influence qu’il exerce sur nos sociétés avancées.

Jean-CLaude Guillebaud, « La question médiatique », in Le Débat n° 138, 2006/1.

La réception, entre mise à distance et réappropriation…

Ce qu’il faudrait plutôt favoriser, c’est une maîtrise progressive, une mise à distance, un apprentissage citoyen de cet «  empire des médias  » qui demeure, pour l’instant encore, livré à ses pesanteurs déraisonnables. Cette réappropriation implique un minimum de conceptualisation, de travail théorique. On ne triomphe pas d’un phénomène déstabilisateur sans l’avoir préalablement pensé. Or il se trouve que ce travail conceptuel est largement amorcé. Mais à un niveau trop discret par une «  société des clercs  » loin du grand public, dans l’exil des colloques, des laboratoires, des sciences humaines.

Jean-Claude Guillebaud, « Le journalisme gangrené par le médiatique« , in Esprit n° de janvier-février 2019.

Les nouveaux médias : des jeunes libérés ou abandonnés ?

Une jeunesse au cœur de la révolution numérique

Dans la revue Esprit, M. Laurent Sorbier prophétisait en 2006 que la révolution numérique, conjonction historique de la numérisation généralisée de l’information et de sa mise en réseau au niveau planétaire via Internet, était désormais largement engagée. Il la décrit comme la diffusion dans nos sociétés, à une vitesse sans précédent connu, de l’usage de l’ordinateur personnel et de l’Internet, puis de toute une panoplie d’outils numériques – du téléphone mobile au lecteur MP3 – qui s’accompagne selon lui d’un discours messianique sur l’avènement d’une société de l’information. Indéniablement et comme l’avaient prophétisé certains chercheurs il y a plus de dix ans, Internet et les nouvelles technologies sont devenus omniprésents dans notre quotidien et leur impact économique, social et culturel est très puissant.

Internet constitue une révolution à la fois technologique et médiatique dans la mesure où il rassemble sur un même support tous les médias traditionnels. Ce faisant, Internet concurrence l’ensemble des médias en rendant les informations accessibles rapidement, gratuitement et sans intermédiaire (vendeur, distributeur…). Spécificité majeure en outre, ses usagers interagissent avec les contenus diffusés, voire produisent directement de l’information.

La jeunesse se situe au cœur de cette révolution. […]

L’éclatement de l’univers médiatique

L’humoriste Anne Roumanoff résume bien le statut de l’information sur Internet en déclarant que sur « Internet: on ne sait pas ce qu’on y cherche mais on trouve tout ce qu’on ne cherche pas ». Cette formule est particulièrement applicable aux jeunes qui ont tendance à « surfer » sur la toile, naviguant de lien en lien au gré de leur inspiration, plutôt qu’à faire une recherche précise ou à mobiliser des sites qu’ils connaîtraient par avance. Elle reflète par ailleurs bien la nature de l’information numérique qui n’est pas hiérarchisée, et dont la forme a radicalement changé.

Le développement des nouvelles technologies de l’information (Internet, téléphones mobiles, blogs) et la désaffection pour la lecture de la presse chez les jeunes, ont pour conséquence le morcellement du paysage médiatique et la constitution de « solitudes interactives », évoquées par M. Dominique Wolton. Comme le déclarent MM. Denis Pingaud et Bernard Poulet, « au mythe du « village global » imaginé par M. Marshall McLuhan pourrait bien se substituer l’inquiétante réalité d’un globe des tribus ». Internet ne serait pas un support de plus, mais la fin du journalisme tel qu’il a vécu jusqu’ici. Les hiérarchies et choix imposés par les médias traditionnels sont remis en question. Aujourd’hui, ce sont des photos prises avec un téléphone portable et diffusées sur Internet qui ont fait éclater le scandale des sévices contre les prisonniers de la prison d’Abou Graïb en Irak.

Mais c’est aussi la porte ouverte à la manipulation et à la désinformation. Cette multiplication des sources d’information a plusieurs conséquences :

– d’une part, elle renforce le sentiment communautaire, dans la mesure où les internautes ont tendance à aller chercher l’information sur des sites où ils vont régulièrement ;

– et d’autre part, la multiplication infinie des sources d’information augmente le risque d’une confusion croissante entre vérité et manipulation. Il est indéniable que de nombreux sites ou blogs fondent leur succès sur la méfiance à l’égard des médias « officiels », des théories du complot comme celle de M. Thierry Meyssan qui soutient qu’aucun avion n’est tombé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. La démocratisation de la source d’information est à double tranchant : elle a les qualités et les défauts de l’amateurisme en apportant un regard neuf et original sur l’information des auteurs, mais en renforçant aussi la subjectivité et les risques d’erreur du fait de l’absence de croisement des sources. La profusion n’est pas nécessairement synonyme de qualité et l’importance de l’image tient avant tout à sa légende. Comme le rappelle Jean-Noël Jeanneney, « une profusion non déterminée, non organisée, non classée, non inventoriée n’a guère d’intérêt ». […]

Une culture de l’information biaisée

Les jeunes n’ont pas forcément conscience que les conditions de production de l’information, le support ou le canal de diffusion ne sont pas neutres sur Internet et qu’ils conditionnent la forme des messages, induisent une série de choix et donc surdéterminent leur contenu.

Il existe une rupture générationnelle dans la manière dont l’information est perçue, intégrée et restituée : les jeunes aspirent désormais à une compréhension du monde transversale, instantanée et accumulative, rompant ainsi avec notre logique d’apprentissage plus verticale. Ils ont l’impression que les « anciens » sont là pour transmettre la juste dose de connaissances qui leur permettra de faire la part des choses et de conserver les repères fondamentaux. Le magazine Youthology n° 1 note ainsi que « forts d’un sentiment grandissant de supériorité que leur procure aujourd’hui la technologie, ils se jugent capables de se forger une opinion sur tout ».

David Assouline (2008), rapport sénatorial Les nouveaux médias : des jeunes libérés ou abandonnés ?

L’ÉDUCATION AUX MÉDIAS SELON LA COMMISSION EUROPÉENNE

Une approche européenne de l’éducation aux médias doit les englober tous. Il y a différents niveaux d’éducation aux médias, par exemple :


· se sentir à l’aise face à tous les médias existants, depuis les journaux jusqu’aux communautés virtuelles;


· utiliser activement les médias, notamment à l’aide de fonctions interactives de la télévision, de moteurs de recherche internet ou en participant à des communautés virtuelles, et mieux exploiter le potentiel des médias en termes de divertissement, d’accès à la culture, de dialogue interculturel, d’apprentissage et d’applications de la vie quotidienne (bibliothèques, podcasts, par exemple);


· avoir une approche critique des médias en ce qui concerne la qualité comme l’exactitude du contenu (par exemple, être capable d’apprécier l’information, savoir réagir à la publicité dans différents médias, utiliser les moteurs de recherche intelligemment);


· utiliser les médias de façon créative dès lors que l’évolution des technologies et l’omniprésence d’internet comme canal de distribution permettent à un nombre croissant d’Européens de créer et de diffuser des images, de l’information et du contenu ;


· comprendre l’économie des médias et la différence entre pluralisme et contrôle des médias;


· être au fait des questions de droits d’auteur qui sont essentielles à une « culture de la légalité », surtout chez les jeunes en leur double qualité de consommateurs et de producteurs de contenu.

Choix d’activités possibles selon les classes, proposé par le GAP ESC

EntréesCAPA2nde ProBac Techno Bac Pro MG1
(caduque en 2023)
BTSA
Rencontrer un journaliste professionnelInterviewer un journaliste pro et des associations de radios – Concours avec Canopé / Marathon presseidem Techno
Typologie des médias / sources d’inforepérage et/ou évaluation via des quizz– Histoire des médias (jusqu’à XYZ) et typologie
– Frise chronologique (péda assez dirigée et descendante)
– travaux en binômes/équipes sur des thèmes
– évaluation par quizz individuel (sites ; ressource)
– aborder les contenus par des situations communes
– fiches d’autocorrection / évaluation formatrice
idem Techno
les médias traditionnelsla Une, titres, structuration des articles, ligne éditoriale le rédactionnel (ressource)– hors des pratiques des élèves ?
– à retrouver en ligne aussi – vs pure-players
– présentation de magazines en classe par les élèves (questionnaire préalable) (ressource)
idem Techno
Les nouvelles formes médiatiques – élèves et BTS ont abandonné la presse écrite (sauf à la lire en ligne) : leurs pratiques
– youtubeurs, revues de presse en ligne (Samuel Etienne)
idem Technoidem Techno
les réseaux sociauxréseaux/ source d’info (ressoruce)– Tiktok comme formes courtes sur un défi d’actu
– film The Social network (David Fincher, 2010)
– identités numériques : constitution, gestion, exposition
– concours de tweets
clip de Stromae (Carmen)
les circuits de l’info, les sources, les 5 W, flux d’info– flux bouleversés (ininterrompus et venant de partout) idem Techno
Quizz info/infox (sur plateforme pédagogique ou sur des sites)oui oui oui oui
Générations XYZGénérations et usages
Faits / opinions / sentiments– Ressources en ligne
– développement de l’esprit critique
– croiser les représentations
Le JT (journal télévisé)– support regardé par les élèves (STAV) en classe inversée (ressource)
– 20 min / arte journal
– info infraction / institutionnelle, schéma narratif, évolution des environnements des médias ressources)
– Classement des infos
formules journalistiques / écriture d’articles / angles…– évaluation via des productions des élèves montrant les acquisitions
– évaluation à partir d’un article + photo (plus pratique qu’avec des vidéos pour une classe nombreuse)
– à partir d’extraits vidéo en salle ordi (visionnage et traitement individuel) (tt AP)
– lien web-radio
– lien réalisation de cinéma documentaire
idem TechnoEn M22 :
– stratégie globale de communication, relations presse,
– communiqué de presse
– les 5 W
En M58 :
– repris en plus poussé sur l’événementiel
– web-tv live type JT (AP) cf. chaîne youtube, teaser vidéo d’info (lien aux modes de com’ des partenaires culturels du territoire), intégrable diversement en ligne
– Épreuve terminale
– codes du journalisme : valorisation en PIC BTS
Web-radiosMicro-trottoirs au smarphone (AP/MG1) (ex. cuisines du monde/Sapat, lien EP3 animation) = ultra-léger, appropriable, partageable, podcastable aborder l’enquête, l’interaction, diversité culturelle et des publics. Approche inductive/socioconstructiviste ou pas (apports a posteriori ou avant /entretien + formes journalistiques)– Séquence production radiophonique (transposable en C5, ressource)– EIE projet radio (AP/1èreBP), moins fixé sur des connaissances que sur des pratiques et découvertes, créativité (et analyse)
Concentrations et groupes de presse– présentation formelle
– repérage au CDI
– lien à la liberté de la presse
– autocensure / propriété des média
idem Techno
– étude de cas : situations-problèmes
Outils en ligne d’évaluation des pratiques individuellesQuizzQuizz
Les fake news– à partir des élections américaines
– documentaire Derrière nos écrans de fumée (Jeff Orlowski, 2020)
– censure twitter/Trump
– puis débat
– à partir des élections américaines
– censure twitter/Trump
– puis débat
La rumeur– via quizz
– repérages au CDI
– jeux éducatifs
Liberté de la presseReporters sans frontièresidem Techno
Photo de presse, dessin de presse– Photos de presse étudiées : // actualités ; photos célèbres, impact sur l’opinion publique (ressource)
– dessins de presse réalisés en classe (ressource)
idem Techno
Divers…EP1 : projet médias– semaine à thème (écocitoyenne ?) avec partenaire extérieur et outillage presseidem Techno
– Site dédié à chaque classe avec dépôt des productions multimédia => autonomisation, appropriation, partage à l’issue des séances, capitalisation (ressource)
– Site dédié à chaque classe avec dépôt des productions multimédia => autonomisation, appropriation, partage à l’issue des séances, capitalisation
– Lien au thème culturel, social et économique

Serge TISSERON, psychiatre et psychanalyste (27 mars 2008)

M. Serge Tisseron a souhaité insister sur les impacts du bouleversement médiatique contemporain qui lui paraissent particulièrement importants pour les jeunes.

Le premier est l’utilisation précoce de l’anonymat par les jeunes qui, grâce aux avatars et pseudonymes, testent leur pouvoir d’intéresser autrui tout en pouvant disparaître à tout moment. Il a souligné que l’anonymat devait être la règle sur Internet et la transparence l’exception, ce qui bouleverse la relation aux autres et les règles traditionnelles. Il s’est ainsi inquiété de la récupération des données sur les sites communautaires et du brouillage entre la vie privée et la vie publique sur Internet, estimant que cette distinction était essentielle à la constitution de la personnalité des jeunes. Il a recommandé à cet égard que les enseignants du premier degré apprennent aux jeunes la différence entre l’espace public et la vie intime, laquelle est de plus en plus floue, notamment du fait des émissions de téléréalité diffusées à la télévision.

La deuxième nouveauté est la constitution de repères extra-familiaux. Les jeunes se font des amis de leur âge sur Internet mais y trouvent également des tuteurs et mentors. Pour contrebalancer ce phénomène, il est utile que les parents discutent avec les enfants de leurs usages d’Internet. Le risque de fracture intergénérationnelle est d’autant plus présent que dans de nombreuses familles, ce sont les enfants qui expliquent à leurs parents comment utiliser Internet.

Le troisième impact est la modification du rapport au temps, à l’espace et à la connaissance. S’agissant de la connaissance notamment, il lui semble que les jeunes s’éloignent des méthodes utilisées à l’école et que l’apprentissage par le tâtonnement devient la règle. Il a insisté sur le fait que des enfants en difficulté à l’école, mais plus proches des images, pouvaient trouver des solutions à travers l’usage des nouveaux médias.

La quatrième conséquence est la confusion entre les images réelles et celles fabriquées sur Internet. Il s’est déclaré convaincu à cet égard de l’importance d’enseigner aux enfants la relativité des images et des informations, citant comme exemple de politique publique utile, l’indication systématique sur la télévision publique de la provenance des images, afin d’habituer le spectateur à se questionner sur leur origine.

Enfin, il s’est inquiété de l’introduction insidieuse de la publicité à la fois sur Internet (profiling des internautes) et dans les jeux vidéo qui lui semble constituer un défi pour le politique.

S’est ensuite engagé un débat sur l’éducation aux médias, à laquelle M. Serge Tisseron attache une grande importance. Sa conviction est qu’elle permettrait de reconnaître des « compétences d’images » aux personnes qui en ont, mais qu’il faut pour cela partir des images qui intéressent les jeunes, qu’il faut commencer assez tôt, sur le modèle du projet lancé à l’initiative de Georges Charpak, La main à la pâte, dans le domaine des sciences, et enfin utiliser la création spontanée des jeunes. Il estime en effet qu’un moyen très efficace d’éduquer à l’image est de passer non pas par le langage mais par la manipulation directe d’images, proposant par conséquent la création d’un site de référence « la main à l’image » par les enseignants et la mise en place d’un enseignement d’une heure mensuelle au minimum.

Audition extraite du rapport sénatorial de David Assouline (2008), Les nouveaux médias : des jeunes libérés ou abandonnés ?

Vidéo documentaires, films de fiction :

Des documentaires :

Derrière nos écrans de fumée (Jeff Orlowski, 2020, 89 min)

Vaccins : Les rumeurs ne meurent jamais (Arnaud Liévin, 2019, 26 min)

La fabrique de l’ignorance (Pascal Vasselin et Franck Cuveillier, 2020, 97 min)

Des fictions sélectionnées par acrinews :

12h08 à l’est de Bucarest (A fost sau n-a fost ?) (Corneliu Porumboiu, 2006, 89 min)

American Dreamz (Paul Weitz, 2006, 107 min)

Bas les masques (Deadline U.S.A.) (Richard Brooks, 1952, 87 min)

Breaking News (Dai si gein) (Johnnie To, 2004, 90 min)

Broadcast News (James L. Brooks, 1987, 127 min)

C’est arrivé près de chez vous (Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde, 1992, 95 min)

Des hommes d’influence (Wag The Dog) (Barry Levinson, 1997, 97 min)

Sites :

Les ressources pour éduquer aux médias et à l’information avec les vidéos de TV5-Monde

le Décodex du journal Le Monde, outil pour vous aider à vérifier les informations qui circulent sur Internet et dénicher les rumeurs, exagérations ou déformations. Découvrez aussi pourquoi a été créé cet outil et sa méthodologie détaillée. Et aussi : pourquoi il est important de vérifier une information avant de la partager.

Le site du Clémi, Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (service du Réseau Canopé)

L’Observatoire du journalisme

Polka magazine : toute la photographie documentaire.

Le site de l’Ecole branchée :

Documents divers :

Médias et information, on apprend ! Clémi / Canopé, 2015 ; pdf, 53 p. (notions, analyses, pistes pédagogiques)

Compétences médiatiques, Conseils pour utiliser les médias numériques en toute sécurité (2019), par Jeunes et médias (plateforme nationale de promotion des compétences médiatiques de l’Office fédéral suisse des assurances sociales) et la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) ; pdf, 44 p. Ce guide part du principe que « Pour comprendre les médias numariques et la fascination, il faut les essayer », et répond aux questions fréquemment posées autour du thème des jeunes et des médias numériques. Sommaire en page 5.

Pourquoi utiliser Tik tok en formation ?, par Stéphane Diebold (2020)

Les médias répondent à nos besoins, merci Maslow, sur le site wordpress Tous médias (2010) : une pyramide des besoins médias à la manière de Maslow.

les circuits de l’info, les sources, les 5 W, flux d’info

Deux ouvrages de Gérald Bronner, La société des crédules (PUF, 2013) et Apocalypse cognitive (PUF, 2021) (note de lecture par Pascale Beaux, GAP ESC)

Pour pratiquer le débat contradictoire et la polémique, en classe (ressources internes).

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